« Afrique au Centre : conduire le changement, redistribuer les pouvoirs »
Du 1er au 3 septembre 2026, Accra a accueilli l’atelier « Africa at the Centre: Leading Change, Shifting Power », un rendez-vous panafricain porté par le WACSI en partenariat avec EPIC-Africa, AFFORD, Reos Partners et RINGO. Plus de 200 leaders venus de 30 pays organisations de la société civile, bailleurs, chercheurs, jeunes leaders, acteurs de la diaspora s’y sont retrouvés, dont Action pour la Justice Environnementale (AJE), présente en tant que partenaire.
Trois jours d’échanges denses, marqués par une conviction partagée le développement de l’Afrique ne peut plus être pensé, financé ni piloté depuis l’extérieur. Il doit être conduit, analysé et réinventé par les Africains eux-mêmes, à partir de leurs réalités, de leurs savoirs et de leurs priorités.
Ces échanges ont fait émerger plusieurs problématiques structurantes pour l’avenir du continent. La transparence et la redevabilité des institutions et des programmes de développement ont été au cœur des discussions, tout comme la nécessité de repenser les systèmes de production pour qu’ils servent réellement les populations locales.
La justice environnementale s’est également imposée comme un enjeu incontournable, tant les crises climatiques touchent en première ligne les communautés qui ont le moins participé aux décisions qui les concernent.
Enfin, la question du financement a traversé l’ensemble des débats au-delà de l’accès aux ressources extérieures, c’est l’autofinancement des pays africains qui a été présenté comme la clé d’un développement réellement durable, moins dépendant des cycles et des priorités des bailleurs.
De ces trois jours ressort un message central : mettre l’Afrique au centre ne peut se limiter à un slogan. Cela suppose une véritable implication des communautés non pas une implication de façade, réduite à valider des décisions déjà prises, mais une participation active et continue, du début à la fin de chaque processus de décision. C’est cette exigence de redistribution réelle du pouvoir, et non seulement du discours sur le pouvoir, qui doit désormais guider la suite : celle que le WACSI et ses partenaires, dont AJE, s’engagent à porter au-delà de la rencontre d’Accra.